Le comportement sédentaire est associé à un gain de poids avec le temps. Il n'y a pas de consensus sur le volume nécessaire au maintien d'un poids stable chez l?adulte. Toutefois 30 minutes de marche quotidiennes recommandées ne seraient pas suffisantes pour une part conséquente de la population.
La sédentarité est un facteur de risque. A l'inverse, l'activité physique exerce une action protectrice bien démontrée vis-à-vis des maladies cardiovasculaires (athérosclérose, dyslipidémie, accident vasculaire cérébral et hypertension) et du diabète. Ces effets sont indépendants de ceux sur le poids. Les mécanismes sont, entre autres : une augmentation des capacités de vasodilatation, du cholestérol HDL et de la sensibilité à l'insuline, ainsi qu'une réduction de la formation des plaques d?athérome et de la pression artérielle.
Il est bien établi que l'activité physique réduit le risque de cancer du côlon et probablement celui du sein, après la ménopause, et de l'endomètre. Les mécanismes impliqués pourraient être la réduction du temps de transit intestinal, la réduction de la masse grasse et des effets sur le système endocrinien ou le système immunitaire.
L'activité physique agit sur l'os et le renforce. Les activités les plus efficaces sont celles dites « en charge » ou avec impact (monté d'escalier, marche, course à pieds, saut à la corde, musculation, haltérophilie,...).
Les effets positifs de l'activité physique sur la musculature et sur l'équilibre diminuent le risque de chute chez la personne âgée et contribuent donc à prévenir les fractures ostéoporotiques.
Bibliographie:
INSERM (2008) Expertise collective, Activité physique Contexte et effets sur la santé.
INPES (2009) Baromètre Santé Nutrition 2008
OMS (2011) Recommandations mondiales pour l’activité physique et la santé