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L’activité physique augmente la capacité des muscles à oxyder les lipides

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 7 octobre 2013

L’activité physique augmente la capacité des muscles à oxyder les lipides


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Cette étude française confirme l’impact déterminant de l’activité physique sur l’intensité de l’oxydation lipidique. Un impact qui s’explique probablement par une meilleure captation des acides gras par le tissu musculaire chez les sportifs.

A. Bergouignan, I. Momken, E. Lefai et al (2013) Activity energy expenditure is a major determinant of dietary fat oxidation and trafficking, but the deleterious effect of detraining is more marked than the bénéficial effect of training at current recommendations, The American Journal of Clinical Nutrition;98 :648-58

Cette étude française confirme l’impact déterminant de l’activité physique sur l’intensité de l’oxydation lipidique. Un impact qui s’explique probablement par une meilleure captation des acides gras par le tissu musculaire chez les sportifs. Dix-neuf jeunes hommes de poids normal ont participé à l’étude. Dix d’entre eux étaient sédentaires, ne pratiquant pas de sport et avec une activité physique (AP) involontaire réduite, et les 9 autres très actifs, pratiquant plus de 2 à 3 heures d’AP de loisir d’intensité modérée à intense par semaine.

Les « sédentaires » ont suivi 3 séances de sport d’une heure par semaine encadrés par un coach et effectués une séance libre par week-end pendant deux mois. La pratique de l’AP a augmenté l’oxydation des acides gras de 27% pour l’acide palmitique et de 20% pour l’acide oléique. L’expression de certains gènes impliqués dans la régulation de la captation et l’oxydation des lipides par le muscle était augmentée.
Les « actifs » ont cessé toute AP volontaire et réduit leur AP involontaire pendant un mois. L’équilibre énergétique était maintenu pendant toute la durée de l’intervention.   Avec la sédentarité, l’oxydation des acides gras a chuté, de 31% pour l’acide palmitique et de 13% pour l’acide oléique.

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Les variations d’oxydation étaient corrélées positivement aux variations de dépense énergétique. La circulation des lipides d’origine alimentaire serait donc influencée par la quantité d’énergie dépensée pendant l’AP.
Les chercheurs ont également observé que la réponse postprandiale à l’insuline était associée à la dépense énergétique liée à l’AP et encore davantage à l’oxydation de l’acide palmitique et de l’acide oléique.

Ces résultats indiquent que la dépense énergétique liée à l’AP serait un médiateur important dans la relation qui unit capacité oxydative du muscle et sensibilité à l’insuline. Les chercheurs concluent sur l’importance de promouvoir l’AP et de poursuivre les études visant à préciser les implications de la sédentarité, dans le but de mieux comprendre les maladies métaboliques modernes.

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