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Études Nutriments

Carence en iode chez les femmes enceintes et développement de l’enfant

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 16 septembre 2019

Carence en iode chez les femmes enceintes et développement de l’enfant


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BATH, SC. The effect of iodine deficiency during pregnancy on child development. Proceedings of the Nutrition Society, 2019, 78, p. 150-160 (doi: 10.1017/S0029665118002835).

Une carence en iode, même légère, chez les femmes enceintes a des conséquences délétères sur le développement neurologique des enfants. Un apport alimentaire adapté est préconisé dès les mois précédant le début de la grossesse.

Selon l’OMS, l’apport iodé est insuffisant dans une population donnée si la concentration iodée urinaire (en anglais : UIC) médiane dans cette population est inférieure à 100 µg/L ou 150 µg/L pour les femmes enceintes. Dans de nombreux pays considérés comme ayant un bilan iodé suffisant, il est courant que la sous-population des femmes enceintes présente tout de même une carence en iode. Une revue de littérature examine les conséquences de cette carence en iode légère ou modérée chez les femmes enceintes, sur le développement de leurs enfants.

Les résultats mettent tout d’abord en évidence un besoin d’essais contrôlés randomisés, car seules des données d’observation ont pu être recueillies dans cette revue de littérature. Ces études d’observation montrent le plus souvent, chez les enfants nés de mères présentant une carence légère ou modérée en iode, un développement neurologique ralenti pouvant se caractériser par une baisse du quotient intellectuel verbal ou encore une diminution de la précision et de la compréhension de la lecture. Les données disponibles montrent que ces conséquences neurologiques peuvent être encore notables à l’âge de 15 ans.

Très peu d’études ont évalué l’effet d’une supplémentation en iode des femmes enceintes sur le développement neurologique des enfants. Si les bénéfices pour l’enfant sont rarement mis en évidence, des effets délétères sont parfois observés sur le fonctionnement thyroïdien des mères ou encore sur le développement de l’enfant.

Pour conclure, l’auteur met en avant l’importance, pour les femmes, d’avoir un apport adéquat en iode pendant la grossesse, mais surtout dans les mois qui précèdent le début de la grossesse. L’apport alimentaire est à privilégier par la consommation de produits de la mer, de produits laitiers et d’œufs. En France, la référence nutritionnelle pour la population (RNP) en iode pour les femmes enceintes et allaitantes s’élève à 200 µg/j (NDLR).

 

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