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Études Pathologies

Végétalisme et végétarisme : effets sur la santé osseuse

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 17 décembre 2018 / Date de mise à jour : 18 juillet 2019

Végétalisme et végétarisme : effets sur la santé osseuse


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IGUACEL, I. MIGUEL-BERGES, ML. GOMEZ-BRUTON, A. « et col. » Veganism, vegetarianism, bone mineral density, and fracture risk: a systematic review and meta-analysis. Nutrition Reviews, 2018, doi: 10.1093/nutrit/nuy045.

Le suivi de régimes végétaliens et végétariens a montré des effets négatifs sur la santé osseuse : baisse de la densité minérale osseuse et, chez les végétaliens, augmentation du risque de fracture.

Une revue systématique de littérature et une méta-analyse ont été réalisées pour évaluer les effets des alimentations végétaliennes et végétariennes sur la santé osseuse. Vingt études incluant plus de 37 000 participants et comparant, chez les végétaliens, végétariens et omnivores, les densités minérales osseuses (DMO) et le risque de fracture, ont été incluses dans cette méta-analyse.

Les résultats mettent en évidence une DMO au niveau du rachis lombaire, plus basse dans le groupe des végétaliens/végétariens comparativement au groupe des omnivores (- 0,032 g/cm² ; IC95% = [- 0,048 ; – 0,015]). Cette diminution est plus marquée chez les végétaliens (- 0,070 g/cm² ; IC95% = [- 0,116 ; – 0,025]) que chez les végétariens (- 0,023 g/cm² ; IC95% = [- 0,035 ; – 0,010]). Les données concernant la DMO au niveau du col fémoral sont similaires ; une analyse par sous-groupes montre, pour ce paramètre, que les effets du végétarisme et du végétalisme sont significatifs uniquement chez les femmes. Les mesures de DMO au niveau du corps entier sont aussi diminuées dans le groupe des végétaliens/végétariens réunis comparativement aux omnivores (- 0,048 g/cm² ; IC95% = [- 0,080 ; – 0,016]), mais, si cette baisse est significative chez les végétaliens considérés seuls, elle ne l’est pas chez les végétariens.

Le risque de fracture est quant à lui augmenté dans le groupe des végétaliens/végétariens par rapport au groupe des omnivores (risque relatif = 1,316 ; IC95% = [1,038 ; 1,668]). De nouveau, c’est uniquement dans le groupe des végétaliens considérés seuls que cet effet est significatif.

En conclusion, cette méta-analyse montre que le végétalisme et, à un niveau moindre, le végétarisme sont associés à des valeurs plus basses de DMO. Le régime végétalien est également associé à un risque plus élevé de fracture. Les auteurs relèvent l’importance, pour les personnes supprimant totalement ou partiellement les produits animaux de leur alimentation, de correctement planifier leurs repas pour éviter les carences et préserver leur santé osseuse.

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