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Jeûne


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Il n’existe pas de définition précise et consensuelle du jeûne dans la littérature scientifique. 

Le jeûne entraîne une adaptation physiologique  chez l’Homme.

  • La phase 1, dans les heures qui suivent la prise du repas, est caractérisée par l’utilisation de réserves de glycogène (glycogénolyse hépatique) permettant d’utiliser les dernières ressources de glucose facilement mobilisables;
  • La phase 2 commence lorsque les réserves de glycogène diminuent, la glycémie et l’insulinémie baissent, induisant une diminution de l’utilisation de glucose des tissus insulinodépendants (muscles), au profit des tissus très glucodépendants (cerveau, globules rouges). Durant cette phase , la lipolyse du tissu adipeux s’accélère.
  • Après 1 à 5 jours de jeûne (phase 3), l’épuisement des réserves de glycogène active la néoglucogenèse à partir des acides aminés (pouvant conduire à une fonte de la masse musculaire) ou du glycérol.
  • La phase 4, après 5 à 7 jours de jeûne, se caractérise par une production importante de corps cétoniques5et par leur oxydation au niveau cérébral, permettant une épargne protéique par diminution de la néoglucogenèse au dépend des acides aminés.Les mécanismes d’adaptation à des jeûnes plus prolongés ne sont pas clairement décrits dans la littérature scientifique.

Le jeûne intermittent :

Le jeûne intermittent est défini par un arrêt complet de l’ingestion de macronutriments (glucides, lipides, protéines) et de micronutriments (vitamines,  minéraux en dehors de ceux contenus dans les boissons), sans restriction hydrique, pendant une durée de quelques heures à quelques jours. Entre les périodes de jeûne, l’alimentation est ad libitum. Une reprise progressive de l’alimentation solide et des apports caloricoglucidiques est parfois proposée.

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