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Antioxydants, vitamine D et sport, recommandations américaines et canadiennes

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 30 mars 2016 / Date de mise à jour : 09 janvier 2017

Antioxydants, vitamine D et sport, recommandations américaines et canadiennes


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Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada and American College of Sports Medicine, Position of the Academy of Nutrition and Dietetics, Dietetians of Canada, and the American College of Sports Medicine : Nutrition and Athletic Performance, 2016, Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics; 116(3):501-528.

L’académie de nutrition et diététique américaine, les diététiciens du Canada et la société américaine de médecine du sport* ont pris position sur les grands axes de prise en charge nutritionnelle des sportifs. Le « position paper » précise notamment les recommandations en matière de vitamines antioxydantes et de vitamine D.

Antioxydants : les compléments sont déconseillés

Les antioxydants (principalement vitamines C, A et E, sélénium et zinc) jouent un rôle important dans la protection des cellules membranaires des dommages oxydatifs. L’entraînement augmentant par 10 ou 15 la consommation d’oxygène, l’exercice physique est supposé induire un stress oxydatif chronique.
Pour autant, la consommation  de suppléments alimentaires antioxydants peut avoir un effet négatif en diminuant la réponse adaptative de l’organisme à l’effort.
Ce paradoxe est généralement méconnu des sportifs. Les radicaux libres, pro-oxydants dont la production est augmentée pendant l’exercice, joueraient en fait un rôle dans la stimulation de l’adaptation à l’entraînement. Le « position paper » est très clair et précise que la littérature scientifique actuelle ne permet pas de soutenir l’intérêt d’une supplémentation en antioxydants pour réduire le stress oxydatif lié à l’effort.
Les compléments alimentaires d’antioxydants ne sont indiqués qu’en cas de déficit ou de carence avérée.
Vous pouvez consulter cette série de trois vidéos, pour en savoir plus sur en général.

Antioxydants : favoriser les sources alimentaires

La stratégie nutritionnelle la plus efficace et la plus sûre pour couvrir son besoin en antioxydants est finalement la consommation d’une alimentation équilibrée contenant des aliments riches en antioxydants.
Les athlètes à risque d’apport faible ou insuffisant sont ceux qui sont en restriction calorique ou qui limitent leur consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes et de graines.

Vitamine D : surveiller le statut  et complémenter si nécessaire

L’implication de la vitamine D dans le métabolisme osseux est bien connue. Mais un nombre croissant de publications suggèrent que la vitamine D intervient dans la fonction neuromusculaire, la taille des fibres musculaire de type II, le risque de blessure et de fracture en particulier, ainsi que les affections respiratoires.
Les athlètes qui vivent en au-dessus du 35ème parallèle ou qui s’entraînent principalement en salle sont à risque d’insuffisance en vitamine D (25(OH)D = 20 à 30ng/mL [50 à 75nmol/L]) ou de déficience(25(OH)D <20ng/mL [<50nmol/L]).
Une concentration de vitamine D comprise entre 32ng/mL (80nmol/L) et 50ng/mL (125nmol/L) semble être la zone qui permette une adaptation optimale à l’entraînement.

Fer : surveiller le statut des femmes

Il convient de surveiller le statut en fer des femmes. En effet, les besoins en fer d’une femme sportive de haut niveau peuvent être accrus de 70% par rapport au besoin moyen.
Les athlètes qui sont le plus à risque de déficit ou carence en fer sont les coureurs de fond et les athlètes végétariens.

Pour tous les nutritionnistes du sport, la consultation intégrale du « position paper » est fortement recommandée. Celui-ci aborde de nombreux autres aspects (alcool, environnements extrêmes, produits ergogéniques,…) : http://www.eatrightpro.org/resource/practice/position-and-practice-papers/position-papers/nutrition-and-athletic-performance

*Respectivement : Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada et American College of Sports Medicine

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