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Relations entre l’alimentation, la nutrition, l’activité physique et le cancer colorectal (WCRF)

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Relations entre l’alimentation, la nutrition, l’activité physique et le cancer colorectal (WCRF)


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World Cancer Research Fund International / American Institute for Cancer Research. Continous Update Project Report: Diet, Nutrition, Physical Activity and Colorectal Cancer. 2017. wcrf.org/colorectal-cancer 2017

Disponible ici : http://wcrf.org/int/research-we-fund/continuous-update-project-findings-reports/colorectal-bowel-cancer

Le World Cancer Research Fund (WCRF) a publié en septembre 2017 une actualisation de son rapport d’expertise de 2011 sur les relations entre l’alimentation, la nutrition, l’activité physique et le cancer colorectal. Comme pour l’ensemble des travaux du WCRF publiés dans le cadre de son « continuous update project », les conclusions sont basées sur une analyse de l’ensemble de la littérature scientifique pertinente la plus récente. Dans ce cas : 99 études ont été prises en compte, un suivi de plus de 29 millions d’adultes et plus de 247 000 cas de cancers colorectaux.

 

Seuls les niveaux de preuve « convaincant » et « probable » peuvent servir de base à des recommandations

Dans son rapport initial, de 2011, le WCRF explicite ce à quoi correspondent les cinq niveaux de preuve qu’il utilise (pages60-61). Les deux niveaux de preuve les plus élevés (« convaincant » et « probable ») sont les seuls qui permettent d’établir ou de supposer une relation causale qui, en conséquence, puisse conduire à une recommandation:

  • Convaincant : niveau de preuve suffisamment fort pour établir une relation causale. Il justifie l’émission d’une recommandation.
  • Probable : niveau de preuve suffisamment fort pour supposer une relation de causale. Il peut justifir l’émission d’une recommandation.

 

Des évolutions sont observées entre 2011 et 2017

Parmi les évolutions notables, on remarque qu’en 2017 la consommation de lait et de produits laitiers, fromages inclus, est considérée comme un facteur de diminution du risque de cancer colorectal avec un niveau de preuve probable, tandis qu’en 2011 seule la consommation de lait était considérée comme facteur de diminution du risque.

La consommation de viande rouge est passée, elle, du niveau de preuve « convaincant » en 2011 à « probable » en 2017. Tandis que la consommation de viande transformée reste associée à une hausse du risque de cancer colorectal de manière convaincante.

Les aliments contenants des fibres étaient eux associés à une baisse du risque de manière convaincante en 2011 et ne le sont plus que de manière « probable » en 2017.

 

Les facteurs de risque alimentaires et d’activité physique du cancer colorectal

Il existe des preuves solides qui permettent de conclure que :

  • ces facteurs diminuent le risque de cancer colorectal :
    • être physiquement actif *.
    • consommer des céréales complètes.
    • consommer des aliments riches en fibres.
    • consommer des produits laitiers consommer des suppléments de calcium
  • ces facteurs augmentent le risque de cancer colorectal :
    • consommer des  viandes rouges**.
    • consommer des charcuteries
    • consommer de l’alcool ***.
    • être en surpoids ou obèse.
    • être grand à l’âge adulte.

 

* Concerne seulement le cancer du côlon, pas de conclusion pour le cancer du rectum.
**Le WCRF recommande de ne pas consommer plus de 500g de viandes rouges par semaine (bœuf, porc, mouton et chèvre) et aussi peu que possible de viandes transformées.
***Cette relation positive est observée pour des apports supérieurs à 30g d’éthanol par jour, qu’il convertit en 2 boissons alcoolisées par jour

CUP Cancer Colon

 

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