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Rapports Populations

Surpoids et obésité : l’influence du poids de naissance et du statut social

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Surpoids et obésité : l’influence du poids de naissance et du statut social


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Muriel Moisy (DREES), 2017, « Poids à la naissance et origine sociale : qui sont les enfants les plus exposés au surpoids et à l’obésité ? », Études et Résultats, n°1045, Drees, 2017-123, 6 p.

À poids de naissance identique, les enfants d’ouvriers présentent un risque accru de basculer vers la surcharge pondérale, ce qui témoigne de l’importance de déterminants liés à l’origine sociale, tels que les habitudes de vie et les facteurs environnementaux.

La corpulence d’un enfant est associée à son poids de naissance. Ainsi, les gros bébés (4 kilogrammes ou plus) sont plus nombreux que les nouveau-nés de petit poids (moins de 2,5 kilogrammes) à être en surcharge pondérale à l’âge de 5-6 ans (20 % contre 8 %). Un enfant sur deux en surpoids à 5-6 ans est en excès pondéral en classe de troisième, contre 11 % des adolescents qui étaient de corpulence normale à cet âge.

Parallèlement, le lien entre poids de naissance et statut pondéral des enfants et adolescents est marqué par un gradient social. Alors que les gros bébés sont plus nombreux chez les cadres que chez les ouvriers (8 % contre 6 %), la surcharge pondérale à 5-6 ans concerne davantage les enfants d’ouvriers que de cadres (16 % contre 7 %). Par ailleurs, comparativement aux enfants des autres groupes sociaux, les enfants de cadres sortent plus fréquemment de l’obésité entre 6 et 15 ans.

Les données recueillies par l’enquête permettent de disposer de certaines informations concernant l’alimentation de l’enfant, ses pratiques sportives ou encore le temps passé devant les écrans. Une analyse multivariée a mesuré le lien entre les habitudes de vie et le risque d’être en surpoids en grande section de maternelle, notamment en contrôlant le poids à la naissance et le groupe socioprofessionnel des parents. Les résultats indiquent que, toutes choses égales par ailleurs, ne pas prendre de petit-déjeuner ou le prendre de manière irrégulière est une habitude de vie associée au risque d’être en surpoids. Ce constat rejoint d’autres études françaises et internationales. Il en est de même concernant le temps passé devant les écrans, et ce, quotidiennement.

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