Vous lisez : 9 faits bien démontrés sur l’obésité
Études Pathologies

9 faits bien démontrés sur l’obésité

Temps de lecture : 3 minutes

Date de publication : 21 mai 2013 / Date de mise à jour : 02 août 2019

9 faits bien démontrés sur l’obésité


Lecture
Zen

Un certain nombre de notions sur l’obésité paraissent bien démontrées par les études scientifiques et pourraient être considérées comme des faits avérés. Cet article recense 9 « faits » sur l’obésité.

Casazza K, Fontaine KR, Astrup A, Birch LL, Brown AW, Bohan Brown MM, Durant N, Dutton G, Foster EM, Heymsfield SB, McIver K, Mehta T, Menachemi N, Newby PK, Pate R, Rolls BJ, Sen B, Smith DL, Thomas DM and Allison DB. (2013). Myths, Presumptions, and Facts about Obesity. The New England Journal of Medicine; 368:446-454. DOI: 10.1056/NEJMsa1208051

Un certain nombre de notions sur l’obésité paraissent bien démontrées par les études scientifiques et pourraient être considérées comme des faits avérés. Cet article recense 9 « faits » sur l’obésité.Vingt chercheurs ont co-signé cet article. Ils ont recensé les croyances relatives à l’obésité et les ont classées en trois catégories selon qu’elles soient fausses, possibles mais non prouvées ou bien factuelles et avérées.

Pour des raisons de lisibilité, nous en tirons 3 brèves sous forme de tableau : « 7 idées reçues sur l’obésité », « 6 présomptions qui restent à prouver sur l’obésité » et « 9 faits bien démontrés sur l’obésité ».

9 faits avérés sur l’obésité et les recommandations
Fait Explication
Les facteurs génétiques jouent un rôle important dans le risque d’obésité, mais hérédité ne signifie pas destinée. La modification des habitudes alimentaires peut être aussi efficace que les médicaments les plus efficaces. Des réductions cliniquement significatives de l’obésité peuvent être réalisées en identifiant et en influençant les habitudes de vie des patients.
Une alimentation hypocalorique est très efficace pour perdre du poids mais essayer de se mettre au régime ou en recommander un à quelqu’un n’est pas efficace sur le long terme. Il faut faire la distinction entre créer un déficit calorique et se mettre au régime.  « Manger plus de végétaux » ou « faire un petit déjeuner » peuvent, par exemple, être efficace si cela entraîne par ailleurs une baisse de l’apport énergétique.
Quelles que soit la corpulence ou la perte de poids, une augmentation du niveau d’activité physique est bonne pour la santé. L’activité physique est un moyen d’atténuer les effets nocifs pour la santé de l’obésité, même en l’absence d’une perte de poids.
Pratiquer une activité physique régulière facilite le maintien du poids à long terme. En vue d’une perte de poids notamment chez un enfant, l’activité physique est efficace, mais à condition qu’elle soit pratiquée avec une intensité, une fréquence et une durée suffisantes. La simple participation ne suffit pas.
Poursuivre des habitudes qui conduisent à une perte de poids assure le maintien du poids à long terme. L’obésité est une affection chronique qui nécessite des efforts constants pour maintenir la perte de poids sur le long terme.
Chez des enfants en surpoids, les programmes qui impliquent les parents et le milieu familial garantissent une perte de poids plus grande ou plus durable. Les programmes de lutte contre l’obésité qui impliquent les parents et sont délivrés à domicile, donnent de meilleurs résultats que ceux uniquement à l’école ou dans les structures spécialisées.
Des repas déjà composés ou  la consommation de substituts de repas permet une plus grande perte de poids. S’attacher à améliorer la structure des repas est plus efficace que les programmes trop conceptuels basés sur de simples conseils d’équilibre, de variété et de modération.
Il est cliniquement prouvé que certains médicaments peuvent aider à perdre du poids et que la perte de poids est maintenue tant que le traitement continue. Dans la prise en charge de l’obésité, les changements d’habitudes alimentaires peuvent être accompagnés d’un traitement médicamenteux efficace.
Chez certains patients, la chirurgie bariatrique permet une perte de poids durable et une diminution du risque de diabète et de la mortalité. En cas d’obésité majeure, la chirurgie bariatrique peut changer une vie et même la sauver.

Le CERIN choisit et reproduit les conclusions des études qu’il juge valables ou intéressantes, toutefois leurs conclusions n’engagent que leurs auteurs.

Cet article ne remet pas en cause les recommandations du PNNS. Les conseils diététiques doivent être adaptés à chaque patient selon sa personnalité, ses habitudes et sa motivation.

Vous pourriez être intéressé(e) par

risus. velit, diam leo. efficitur. Praesent vel, ut elit. fringilla Aenean