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Études Populations

Chez les femmes, l’épuisement professionnel agit sur le comportement alimentaire

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 11 juillet 2012 / Date de mise à jour : 13 janvier 2017

Chez les femmes, l’épuisement professionnel agit sur le comportement alimentaire


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La prescription d’un régime hypoénergétique doit prendre en compte l’environnement professionnel et l’épuisement qui peut en découler.

Nevanperaï  N, Hopsu  L, Kusoma  E et col (2012)  Occupational burnout, eating behavior, and weight among working women, Am J Clin Nutr ; 95:934-43

La prescription d’un régime hypoénergétique doit prendre en compte l’environnement professionnel et l’épuisement qui peut en découler.Durant une année,  230 femmes finlandaises de 30 à 55 ans ayant une activité professionnelle et  souhaitant acquérir de meilleures habitudes de santé (réduction de la prise alimentaire, augmentation de l’activité physique, diminution de l’alcool et du tabac …) ont été incluses  dans une étude interventionnelle randomisée. Leur comportement alimentaire, leur  prise de poids et l’existence d’un épuisement au travail  ont été évalués.

Au début de l’étude et à 12 mois, les participantes ont rempli un questionnaire concernant leurs habitudes de vie et leur état physique qui incluait l’IMC : 33,5% avaient un IMC<25, 33,5% étaient en surpoids, et 33% étaient obèses.  Au démarrage de l’étude elles ont bénéficié d’une information  personnalisée pour améliorer leurs habitudes de santé.

Un  2ème questionnaire  de ressenti  physique et psychologique portait sur l’épuisement physique,  le désinvestissement et la dévalorisation de soi au travail. Au total, 22,2% des femmes souffraient d’un épuisement professionnel de léger à intense.

Les prises alimentaires étaient  divisées en 3 types : prises compulsives (PAC), émotionnelles (PAE) et contrôlées.
Au début de l’année et au bout de 12 mois,  les PAC et PAE étaient corrélées positivement au score  d’épuisement professionnel et à l’IMC. Simultanément les femmes qui ne souffraient pas d’épuisement réduisaient leur PAC.  Sur l’année, l’IMC ne variait dans aucun des groupes. Le souhait pour 1/3 des participantes de ne pas perdre de poids ou un changement de poids avant l’étude pour certaines, ont  pu interférer sur les résultats.

Avant d’entamer un traitement de l’obésité, les auteurs soulignent la nécessité d’évaluer les ressources psychologiques d’un patient et son vécu professionnel  notamment pour  lui faire prendre conscience des PAC en tant que mécanisme de défense et lui donner des objectifs adaptés et réalisables.

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