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Covid-19 : une opportunité pour la reconnaissance de l’obésité comme une pathologie ?

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 31 août 2020

Covid-19 : une opportunité pour la reconnaissance de l’obésité comme une pathologie ?


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CLEMENT, K. COUPAYE, M. LAVILLE, M. « et col. » COVID-19: a lever for the recognition of obesity as a disease? The French experience. Obesity, 2020, doi: 10.1002/oby.22924.

La crise sanitaire liée à la Covid-19 pourrait représenter un levier pour aider à la reconnaissance de l’obésité comme une pathologie par les autorités publiques et favoriser ainsi la réussite du suivi de la feuille de route Obésité 2019-2022, lancée récemment en France par le ministre de la Santé.

Malgré les efforts répétés de la communauté scientifique internationale, des sociétés savantes académiques et des associations de patients, l’obésité n’est pas encore totalement reconnue comme une pathologie par les autorités publiques, mais plutôt comme un facteur de risque. La crise sanitaire liée à la Covid-19 peut-elle servir de tremplin pour faire évoluer cette situation dans un sens positif ? C’est la question posée par un groupe de chercheurs français dans un article récent.

Au début de la période pandémique, l’AFERO (Association Française d’Etude et de Recherche sur l’Obésité), le GCCCSO (Coordination nationale des Centres Spécialisés de l’Obésité) et le réseau FORCE (French Obesity Center of Excellence) se sont mobilisés pour diffuser régulièrement des informations et recommandations spécifiques concernant l’obésité et l’infection à COVID-19. S’appuyant sur des données d’études françaises (Hospices Civils de Lyon et CHU de Lille) démontrant une corrélation entre l’obésité et les formes graves de Covid-19, cette « task force » a alerté les autorités publiques.

Sur cette base, les autorités publiques ont reconnu que l’obésité était une pathologie qui augmente le risque de développer des formes sévères de Covid-19. Une fiche de prise en charge des personnes en situation d’obésité pendant l’épidémie de Covid-19 a, en ce sens, été publiée par le Ministère des Solidarités et de la Santé. Par ailleurs, la Haute Autorité de Santé a décidé d’abaisser, de 40 à 30 kg/m², le seuil d’indice de masse corporelle (IMC) au-dessus duquel les personnes sont considérées à risque de développer des formes graves de Covid-19. Les médecins généralistes ont même été autorisés à prescrire des arrêts de travail dérogatoires aux personnes présentant un IMC supérieur à 30 kg/m².

Les auteurs mettent en avant que la crise sanitaire liée à la Covid-19 a montré l’importance de mieux intégrer l’obésité dans le système de soin et de recherche en France, en particulier avec des budgets dédiés. Ils soulignent les progrès effectués pendant la pandémie et appellent les autorités publiques à poursuivre sur la lancée de la crise de la Covid-19, en particulier dans le cadre de la mise en application de la feuille de route sur l’obésité, récemment lancée par le ministre de la Santé pour la période 2019-2022.

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