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Études Pathologies

Facteurs de risque et de protection du cancer : comment sont-ils perçus ?

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 16 décembre 2019

Facteurs de risque et de protection du cancer : comment sont-ils perçus ?


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LAMORE, K. DUCROT, P. LATINO-MARTEL, P. « et col. » Diet, physical activity, obesity, and breastfeeding: how French people perceive factors associated with cancer risk. Nutrients, 2019, 11, 2491 (doi: 10.3390/nu11102491).

Si une majorité des Français perçoivent bien les risques et les bénéfices de l’alimentation, de l’activité physique et du statut pondéral vis-à-vis du cancer, des campagnes d’éducation sont encore nécessaires parmi les catégories socioprofessionnelles les plus basses. Les effets protecteurs de l’allaitement maternel sur la survenue du cancer du sein sont quant à eux relativement peu connus.

Quelle est la perception des Français vis-à-vis des facteurs de risque et des facteurs protecteurs du cancer ? Pour répondre à cette question, les données d’un échantillon représentatif de la population française (15-85 ans ; n = 3764), issues du Baromètre Cancer 2015 ont été utilisées dans une étude récente. Les facteurs liés à l’alimentation, l’activité physique, la surcharge pondérale et l’allaitement ont été considérés. Une comparaison avec les données du précédent Baromètre Cancer, datant de 2010, a également été effectuée.

Les résultats mettent en évidence que 90,8 % des personnes interrogées en 2015 pensent que l’alimentation a un rôle important dans l’apparition du cancer.

  • Concernant les facteurs de risque avérés, la consommation fréquente de charcuterie (62,2 %) et celle de sel ou d’aliments salés (54,6 %) sont majoritairement perçues comme pouvant augmenter le risque de cancer. La perception du risque relatif à la consommation de viande rouge (42,6 %) est, quant à elle, plus modérée.
  • Concernant les facteurs protecteurs avérés, si 58,1 % des personnes considèrent qu’une consommation fréquente de fruits et de légumes peut diminuer le risque de cancer, ce pourcentage chute à 11,8 % dans le cas du lait, alors que le lait et les produits laitiers sont associés à une réduction du risque du cancer colorectal.

En ce qui concerne les autres facteurs étudiés, 75,7 % des participants perçoivent le surpoids et l’obésité comme des facteurs de risque du cancer et 70 % indiquent un caractère protecteur de la pratique régulière d’une activité physique. Enfin, seulement 34 % des femmes interrogées perçoivent le fait d’allaiter comme un facteur de protection vis-à-vis du cancer du sein.

L’analyse par sous-catégories montre que les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles les plus basses et celles ayant un niveau d’éducation peu élevé ont une moins bonne perception des liens entre les facteurs étudiés et le cancer. Enfin, la comparaison avec le précédent Baromètre Cancer montre que les perceptions des risques et des bénéfices se sont globalement améliorées entre 2010 et 2015.

En conclusion, ces résultats mettent en avant le besoin d’améliorer l’éducation de la population française vis-à-vis des facteurs de risque et de protection liés au cancer, surtout parmi les catégories socioprofessionnelles les plus basses. Les auteurs soulignent le besoin de mettre en place des campagnes d’éducation sur les bénéfices de l’allaitement maternel dans le cadre de la protection contre le cancer du sein.

 

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