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Études Pathologies

IGF1 d’origine alimentaire et taux sanguin : pas de lien

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Date de publication : 28 avril 2014 / Date de mise à jour : 02 août 2019

IGF1 d’origine alimentaire et taux sanguin : pas de lien


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Pour l’Anses, le taux sanguin d’IGF1 n’est pas lié à la consommation d’IGF1 d’origine alimentaire (lait ou autre). Elle dépend surtout de la synthèse endogène par l’organisme. Cette synthèse serait en revanche modulée par certains facteurs nutritionnels, comme l’apport énergétique et protéique.

M-C. Boutron-Ruault, E. Kalonji, I. Bordes et col. (2013)  Facteurs de croissance du lait et des produits laitiers : un impact sur le risque de cancers ? Médecine et Nutrition; 49(4):149-153.

Pour l’Anses, le taux sanguin d’IGF1 n’est pas lié à la consommation d’IGF1 d’origine alimentaire (lait ou autre). Elle dépend surtout de la synthèse endogène par l’organisme. Cette synthèse serait en revanche modulée par certains facteurs nutritionnels, comme l’apport énergétique et protéique.Les facteurs de croissance, dont le plus étudié est l’IGF1 (Insulin -like Growth Factor), jouent un rôle  physiologique important dans un grand nombre de processus essentiels, tels que la croissance, la différenciation et  le métabolisme cellulaires. Pour cette raison, leur implication éventuelle  dans la cancérogenèse est évoquée et la question de l’influence des apports exogènes, d’origine alimentaire, a été soulevée. Dans cet article, les auteurs se sont spécifiquement intéressés au lait.

Bien que des études d’observations et d’intervention, ainsi qu’une méta-analyse, suggère une relation entre consommation de lait et taux d’IGF-1, les auteurs de l’article en soulignent les limites méthodologiques et insistent : aucune relation causale ne peut être avancée entre consommation de lait et IGF-1 circulant.

Les rares études analysant, chez l’Homme, l’effet d’une quantité d’IGF-1 susceptible d’être apportée par la consommation d’environ 1 litre de lait cru ne mettent pas en évidence d’augmentation de la concentration sanguine d’IGF-1 attribuable à l’apport exogène d’IGF-1.

En fait, le facteur de croissance est présent en faible concentration dans le lait cru et est très peu absorbé. De plus, l’IGF-1 n’est plus détecté après un traitement de type UHT (97% des ventes de lait de consommation en France) et une réduction d’environ 80% de sa teneur est également observée après une fermentation lactique.

La consommation de lait pourrait en revanche la synthèse endogène d’IGF-1 au niveau du foie, comme beaucoup d’autres facteurs alimentaires.

Les auteurs de l’article reprennent les conclusions de l’avis de l’Anses publiés en 2012. Les déterminants de la concentration sanguine de l’IGF1 se posent  peu en termes d’exposition alimentaire aux facteurs de croissance d’origine exogène (laitière ou autre). En revanche certains facteurs (principalement  l’apport énergétique, l’apport protéique, mais aussi l’IMC, l’activité physique, le sexe, la génétique…) seraient susceptibles d’en moduler la synthèse endogène.

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