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Études Nutriments

Impacts nutritionnels des nouvelles recommandations alimentaires

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 03 mars 2020

Impacts nutritionnels des nouvelles recommandations alimentaires


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MAILLOT, M. & DARMON, N. Modélisation de l’impact du respect des nouvelles recommandations alimentaires françaises sur les apports nutritionnels des adultes. Cahiers de Nutrition et de Diététique, 2020 doi: 10.1016/j.cnd.2019.10.003.

Le suivi des nouvelles recommandations alimentaires françaises permet d’améliorer la qualité nutritionnelle globale des adultes en France sans toutefois satisfaire les apports en calcium pour une majorité d’entre eux. La consommation de 3 portions quotidiennes de produits laitiers au lieu de 2 permet d’améliorer considérablement cette situation.

Les nouvelles recommandations alimentaires françaises de 2019 se différencient des anciens repères de consommation, principalement par l’ajout de messages spécifiques pour des groupes d’aliments tels que les légumes secs et les produits céréaliers complets, par une précision des messages sur les matières grasses comme la promotion des huiles de colza, noix et olive, et par une diminution de la fréquence recommandée pour les produits laitiers qui passent de 3 à 2 portions par jour, chez l’adulte.

Une étude récente évalue, par une méthode de modélisation, les impacts du respect de ces nouvelles recommandations sur les apports nutritionnels de la population concernée. Les données de consommation sur 7 jours consécutifs de 1 863 adultes issus de l’enquête INCA2 (diètes observées) ont servi de base pour modéliser, pour chaque individu :

– une diète respectant l’ensemble des nouvelles fréquences recommandées avec 2 portions de produits laitiers/j (modèle PL2),
– une autre diète avec 3 portions de produits laitiers (modèle PL3) qui correspond à la recommandation antérieure à 2019 pour cette catégorie alimentaire.

Pour chaque individu, les deux modèles PL2 et PL3 ont été construits avec la contrainte d’obtenir un apport énergétique total identique à celui de la diète observée.

Les trois indicateurs globaux utilisés de qualité nutritionnelle des diètes montrent tous des améliorations de la qualité nutritionnelle par rapport aux diètes observées, que ce soit pour les modèles PL2 ou PL3. Cependant, les apports recommandés en fibres, en acides gras oméga-3 à longue chaîne et en vitamine B12 ne sont que rarement atteints, quel que soit le modèle considéré.

Les avantages nutritionnels associés au respect des nouvelles recommandations sont tous conservés avec une portion de produit laitier supplémentaire par jour (3 au lieu de 2), y compris la baisse des acides gras saturés (13,8 % de l’énergie totale pour les diètes observées ; 11,9 % pour PL2 ; 12,8 % pour PL3).

La différence la plus importante entre les deux modèles PL2 et PL3 porte sur les apports en calcium : comparativement aux diètes observées (51 % d’inadéquation), le modèle PL2 augmente la proportion d’individus ayant des apports inadéquats en calcium (58 % d’inadéquation). L’ajout d’un produit laitier supplémentaire (modèle PL3) permet de réduire ce pourcentage d’inadéquation à 16 %.

Les auteurs concluent que si les recommandations actuelles de consommation alimentaire permettent d’améliorer globalement la qualité nutritionnelle chez les adultes en France, elles augmentent les risques d’inadéquation d’apports en calcium et ne permettent pas de satisfaire les apports en fibres, en acides gras oméga-3 à longue chaîne et en vitamine B12. L’ajout d’un produit laitier, soit 3 portions quotidiennes au lieu de 2, améliore considérablement la situation vis-à-vis de l’apport en calcium des adultes en France.

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