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Études Pathologies

Introduction d’aliments solides chez le nourrisson et risque d’allergies alimentaires

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 24 août 2020

Introduction d’aliments solides chez le nourrisson et risque d’allergies alimentaires


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HICKE-ROBERTS, A. WENNERGREN, G. & HESSELMAR, B. » Late introduction of solids into infants’ diets may increase the risk of food allergy development. BMC Pediatrics, 2020, 20, 273 (doi: 10.1186/s12887-020-02158-x).

L’introduction tardive d’aliments solides (après l’âge de 7 mois) est associée à une augmentation du risque d’intolérances et d’allergies alimentaires chez l’enfant de 7-8 ans.

Les intolérances et les allergies alimentaires constituent un problème de santé publique grandissant, en particulier chez les enfants. La prévalence des allergies diagnostiquées dans cette population peut atteindre 10 % dans certains pays, alors que celle des intolérances et allergies, évaluée sur une base déclarative, s’élève jusqu’à 15 ou 20 %. Une étude suédoise examine les facteurs de risque associés aux intolérances et allergies alimentaires chez les enfants âgés de 7 à 8 ans. Les données de 1 029 enfants ont été recueillies, de façon déclarative, auprès de leurs parents.

L’incidence cumulée d’intolérance ou d’allergie alimentaire déclarée par les parents est de 19,6 % dans l’échantillon, ce qui signifie qu’un enfant sur cinq a déjà présenté des symptômes d’intolérance ou d’allergie alimentaires pendant les 7 ou 8 premières années de sa vie.

Les deux facteurs significativement associés à l’augmentation du risque d’intolérance ou d’allergie alimentaire sont :

  • l’introduction tardive (après les 7 mois de l’enfant) d’aliments solides dans le régime alimentaire (rapport des cotes ou odds ratio ajusté : OR = 2,29 ; IC95% = [1,39 ; 3,76], P = 0,001),
  • le fait d’avoir une mère ayant déjà souffert d’allergies (OR = 1,60 ; IC95% = [1,13 ; 2,27], P = 0,009).

Les autres facteurs étudiés tels que la présence d’un animal à la maison, l’utilisation d’antibiotiques, le nombre d’infections des voies respiratoires ou encore le statut tabagique des parents ne sont pas associés au risque allergique des enfants.

En conclusion, cette étude met en évidence que l’introduction tardive d’aliments solides chez le nourrisson est associée à l’augmentation du risque allergique chez l’enfant. Les auteurs font l’hypothèse qu’il existe une tranche d’âges critique, entre 4 et 7 mois, au cours de laquelle la présentation de certaines protéines alimentaires au système immunitaire de l’enfant serait protectrice vis-à-vis du risque allergique. Par ailleurs, selon eux, ces aliments solides consommés précocement pourraient aussi jouer le rôle de prébiotiques et favoriser ainsi l’établissement du microbiote intestinal précoce.

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