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Études Aliments

L’intolérance au lactose, davantage psychologique qu’organique chez certains patients…

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Date de publication : 12 novembre 2012 / Date de mise à jour : 24 août 2016

L’intolérance au lactose, davantage psychologique qu’organique chez certains patients…


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Certains patients qui rapportent des symptômes d’intolérance au lactose auraient tendance à somatiser. En effet, la malabsorption du lactose n’est pas toujours associée aux signes de l’intolérance au lactose et n’altère pas la qualité de vie pour de faibles doses de lactose (15 g/j).

Tomba C, Baldassarri A, Coletta M et col. (2012) Is the subjective perception of lactose intolerance influenced by the psychological profile? Alimentary Pharmacology and Therapeutics; DOI: 10.1111/apt.12006.

Certains patients qui rapportent des symptômes d’intolérance au lactose auraient tendance à somatiser. En effet, la malabsorption du lactose n’est pas toujours associée aux signes de l’intolérance au lactose et n’altère pas la qualité de vie pour de faibles doses de lactose (15 g/j).
La perception de l’intolérance au lactose est-elle influencée par le profil psychologique ? Pour le savoir, une équipe italienne a administré 15 g de lactose (soit la quantité présente dans un bol de lait) à 102 sujets suspectés d’être intolérants au lactose. Ces derniers ont noté la présence et la sévérité de leurs symptômes durant le test respiratoire à l’hydrogène expiré (visant à évaluer la malabsorption du lactose) et ont répondu à un questionnaire psychologique.
18 % des patients étaient malabsorbeurs,  alors que 29% avaient des symptômes de l’intolérance au lactose et ces deux états n’étaient pas systématiquement associés. La sévérité des symptômes était même moindre chez les patients atteints de malabsorption. En revanche, une forte tendance à la somatisation (traduction physique d’un conflit psychique, qui transparait sous la forme de maux de tête, vertiges, etc.) était significativement associée à l’intolérance au lactose (OR= 4,184). Ainsi, les symptômes de l’intolérance au lactose dans les conditions de l’expérimentation ne sont pas associés à la malabsorption du lactose, mais révèleraient davantage d’une tendance à la somatisation, altérant significativement la qualité de vie des sujets concernés.
Les auteurs supposent que les patients qui somatisent s’attendent à subir des effets secondaires et se persuadent que leur état empire quand ils consomment du lactose. Il s’agirait donc d’un effet « nocebo ».

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