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Études Pathologies

Lipides polaires laitiers et diminution du risque cardiovasculaire

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 23 septembre 2019

Lipides polaires laitiers et diminution du risque cardiovasculaire


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VORS, C. JOUMARD-CUBIZOLLES, L. LECOMTE, M. « et col. » Milk polar lipids reduce lipid cardiovascular risk factors in overweight postmenopausal women: towards a gut sphingomyelin-cholesterol interplay. Gut, 2019, 0, p. 1-15 (doi: 10.1136/gutjnl-2018-318155).

Certains lipides laitiers appelés lipides polaires diminueraient le risque cardiovasculaire dans les populations à risque en réduisant, en particulier, la concentration plasmatique en cholestérol.

Les lipides polaires sont des lipides particuliers situés à la surface des gouttelettes de matière grasse. On les trouve notamment dans le babeurre (ou lait de baratte, issu de la fabrication du beurre) et la crème. Une équipe de recherche française a examiné l’effet des lipides polaires laitiers sur le métabolisme des graisses. Cinquante-huit femmes ménopausées, à risque de maladies cardiovasculaires, ont participé à un essai contrôlé randomisé en double aveugle. Elles ont consommé quotidiennement, pendant un mois, 100 g d’un fromage à tartiner enrichi en lipides polaires à 5 % (n = 20), à 3 % (n = 19) ou non enrichi (n = 19).

Les résultats mettent en évidence plusieurs bénéfices à la consommation de lipides polaires laitiers sur le risque cardiovasculaire. En effet, entre le début et la fin de l’intervention, les chercheurs ont démontré en particulier :

  • une baisse significative de 8,7 % du taux de cholestérol LDL (- 0,34 mM) dans le groupe ayant consommé la plus grande quantité de lipides polaires, ainsi qu’une diminution du ratio [Cholesterol Total / Cholesterol HDL] ;
  • une baisse du ratio [Apolipoprotéine B / Apolipoprotéine A1] d’autant plus marquée que la consommation de lipides polaires était importante ;
  • une diminution des concentrations plasmatiques de triglycérides;
  • une stabilité de la composition du microbiote.

Des explorations complémentaires chez des patients iléostomisés montrent que la sphingomyéline (un type particulier de lipides polaires) pourrait former un complexe avec le cholestérol, ce qui augmenterait l’efflux de cholesterol et réduirait ainsi son absorption.

En conclusion, cette étude met en évidence les bénéfices de la consommation de lipides polaires laitiers sur le métabolisme lipidique des personnes à risque cardiovasculaire. L’utilisation comme émulsifiant par les industries agroalimentaires de ces lipides polaires laitiers est présentée par les auteurs comme une alternative de choix aux émulsifiants de synthèse ou encore à la lécithine de soja.

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