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Études Pathologies

MICI : quoi de neuf ?

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 18 avril 2016 / Date de mise à jour : 22 décembre 2016

MICI : quoi de neuf ?


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Le rôle de l’alimentation dans les maladies inflammatoires intestinales (MICI), pathologies complexes et multifactorielles, semble important.

Owczarek D, et al. World J Gastroenrerol 2016;22:895-905.

Le rôle de l’alimentation dans les maladies inflammatoires intestinales (MICI), pathologies complexes et multifactorielles, semble important.A lire aussi dans Nutri-doc n°120.
Le rôle de l’alimentation dans les maladies inflammatoires intestinales (MICI), pathologies complexes et multifactorielles, semble important.
Des études sont encore nécessaires pour préciser la place des facteurs alimentaires étiologiques (protecteurs : allaitement, fibres, vitamines D et C, magnésium, agrumes ; ou favorisants : cholestérol, graisses animales, acides gras trans et oméga 6, FODMAPS).
En revanche, la prise en charge diététique pendant la crise et les risques nutritionnels sont bien établis.
Les sociétés savantes de gastroentérologie recommandent une alimentation sans fibres pendant la phase aiguë (sauf en cas d’ulcérations au niveau du rectum avec constipation) et une alimentation entérale, notamment chez l’enfant et en cas de maladie de Crohn.
Pendant les périodes de rémission, les régimes d’exclusion qui affectent la vie sociale et familiale des patients sont à éviter car ils peuvent aggraver les désordres nutritionnels, notamment :

  • la malnutrition (20 à 85 % des patients), liée à la perte d’appétit. Des compléments oraux, jusqu’à 600 kcal/j, sont recommandés ;
  • l’anémie (21 à 88 % des patients), en lien avec une déficience en fer (57 % des cas) et en vitamine B12 et un état inflammatoire ;
  • le risque d’ostéoporose, favorisé par la malnutrition et la malabsorption et aggravé par la corticothérapie et les régimes sans lait souvent mis en place sans réelle justification. Des apports en calcium entre 1 000 et 1 500 mg/j doivent être obtenus ;
  • une déficience en vitamine D, aggravant le pronostic de la maladie initiale ;
  • les carences vitaminiques et minérales fréquentes : vitamines B9 (4,3 à 54 %) surtout en cas de traitement par sulfasalazine et B12 (28 à 48 %) en cas de résection intestinale distale, vitamine A, magnésium, zinc.
    Un suivi nutritionnel régulier par un professionnel compétent est indispensable.

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