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Études Pathologies

Prévalence du syndrome métabolique et statut socio-économique en France : mise en évidence d’un effet genre

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 02 décembre 2013 / Date de mise à jour : 02 août 2019

Prévalence du syndrome métabolique et statut socio-économique en France : mise en évidence d’un effet genre


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Plus le niveau d’éducation des femmes est élevé, plus la prévalence du syndrome métabolique est faible. Ce n’est pas le cas chez les hommes.

M. Vernay, B. Salanave, C. de Peretti et al. (2013) Metabolic syndrome and socioeconomic status in France : The French Nutrition and Health Survey (ENNS, 2006-2007). International Journal of Public Health. Doi : 10.1007/s00038-013-0501-2

Plus le niveau d’éducation des femmes est élevé, plus la prévalence du syndrome métabolique est faible. Ce n’est pas le cas chez les hommes. L’étude transversale porte sur 1856 sujets âgés de 18 à 74 ans (707 hommes et 1 149 femmes). Les données sont  issues de l’Etude Nationale Nutrition Santé (ENNS, menée en France entre 2006 et 2007). Selon la définition employée, la prévalence du syndrome métabolique varierait entre 14,1% (définition du National Cholesterol Education Program/Adult Treatment Panel III), 20,3% (définition de l’International Diabete Fondation) et 21,1% (définition du Joint Interim Statement).

Les données de l’étude ENNS seraient donc un peu plus optimistes que celles de l’étude DESIR dont nous avons résumé les résultats ici : Etude DESIR et syndrome métabolique.

Ainsi, d’après ENNS, la prévalence du syndrome métabolique serait donc plus modérée en France que dans d’autres pays industrialisés (28% au Luxembourg en 2007-2008 ou 46% en Grèce en 2003-2004, par exemple).

Globalement, aucune différence significative n’a été relevée entre hommes et femmes. Le risque de syndrome métabolique augmentait considérablement avec l’âge, quelle que soit la définition utilisée.
Chez les femmes, la prévalence du syndrome métabolique diminuait toujours de manière significative (p < 0,003) quand le niveau d’éducation augmentait. Chez celles dont le niveau d’éducation était le plus faible, le risque était 6 fois plus élevé que chez celles qui avaient reçu une éducation universitaire.
Chez les hommes, le lien avec le statut socio-économique n’était pas retrouvé. En revanche, la prévalence du syndrome métabolique était augmenté chez les hommes immigrés par rapport à ceux nés sur le sol français (p = 0,003).

Des différences dans l’image du corps, l’accès aux soins médicaux, le mode de vie (régime, activité physique, tabagisme) et la sensibilité à un stress psychologique, font partie des explications avancées par les chercheurs.

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