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Études Aliments

Produits laitiers : pas d’équivalence nutritionnelle au même prix

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 12 octobre 2020

Produits laitiers : pas d’équivalence nutritionnelle au même prix


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CIFELLI, CJ. AUESTAD, N. & FULGONI, VL. Replacing the nutrients in dairy foods with non-dairy foods will increase cost, energy intake and require large amounts of food: National Health and Nutrition Examination Survey 2011–2014. Public Health Nutrition, 2020, 1-12 (doi: 10.1017/S1368980020001937).

La substitution des produits laitiers dans la ration par des combinaisons alimentaires non laitières entraîne une augmentation du coût, de l’énergie ingérée et requière quantitativement plus d’aliments pour atteindre des apports nutritionnels équivalents.

Les produits laitiers constituent une source importante de protéines et de nombreux micronutriments, en particulier de calcium et de vitamine D. Une étude propose d’identifier des alternatives à la consommation de produits laitiers par le biais d’une méthode d’optimisation mathématique : la programmation linéaire.

Plus précisément, son objectif est d’examiner les combinaisons d’aliments non laitiers qui permettraient de remplacer les apports en protéines et en dix micronutriments clés (calcium, choline, fibres, fer, magnésium, potassium, vitamines A, C, D et E), habituellement issus des produits laitiers. Plusieurs modèles sont proposés par les auteurs, afin de minimiser les impacts de ces substitutions sur le coût, l’apport énergétique (en kcal) ou la quantité d’aliments (en grammes). Les données de consommations de 15 830 personnes, âgées de 2 ans et plus, représentatives de la population des Etats-Unis ont été utilisées dans cette étude. Par ailleurs, environ 8 000 aliments étaient disponibles pour être intégrés dans les combinaisons alimentaires de remplacement.

Les résultats mettent en évidence la difficulté à proposer un modèle de substitution acceptable en termes de coût, d’apport énergétique et de quantité d’aliments. En effet, lorsque les auteurs prennent en compte la contrainte de ne pas dépasser, pour chaque aliment entrant dans le modèle de substitution, une quantité correspondant au 90e percentile de la consommation observée dans la population :

  • la combinaison alimentaire de substitution la moins onéreuse est tout de même 0,5 fois plus chère et fournit 5,7 fois plus d’énergie (en kcal) que son alternative laitière;
  • la combinaison la moins riche en énergie coûte 5,9 fois plus cher, fournit 2,5 fois plus d’énergie, pour une quantité doublée d’aliments (en grammes) ;
  • enfin, la combinaison nécessitant la quantité d’aliments la plus faible est 3,5 fois plus onéreuse et fournit 5 fois plus d’énergie que les produits laitiers.

En conclusion, cette étude montre qu’il est difficile de trouver une alternative nutritionnelle aux produits laitiers sans augmenter fortement le coût, l’apport énergétique ou la quantité d’aliments (en grammes). Les auteurs mettent en avant que les jus végétaux à base de soja, d’amande ou de riz, parfois considérés comme des substituts de lait, n’ont pas été retenus comme de bonnes alternatives dans les modèles en raison de leurs coûts élevés et de leurs profils nutritionnels non adéquats.

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