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Études Pathologies

Promouvoir le repas en famille pourrait aider à lutter contre l’obésité

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 20 octobre 2014 / Date de mise à jour : 02 août 2019

Promouvoir le repas en famille pourrait aider à lutter contre l’obésité


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Un à 2 repas par semaine en famille quand on est adolescent diminue par 2 le risque de devenir obèse une fois adulte.

Berge J.M. (2014)The Protective Role of Family Meals for Youth Obesity: 10-Year Longitudinal Associations, The Journal of Pediatrics ; DOI: 10.1016/j.jpeds.2014.08.030

Un à 2 repas par semaine en famille quand on est adolescent diminue par 2 le risque de devenir obèse une fois adulte.

Cette étude de cohorte longitudinale a suivi 2 117 américains de l’adolescence au début de l’âge adulte sur 10 ans. Un tiers des participants était au collège au début de l’étude et les 2 tiers restant au lycée, tous étaient de jeunes adultes ou venaient de le devenir à la fin de l’étude.

Les adolescents ont répondu à un questionnaire de 221 questions. Il portait sur les facteurs sociaux, comportementaux, familiaux et personnels qui peuvent influencer la prise de poids. Le questionnaire posait notamment la question : « Durant les 7 derniers jours, combien de fois avez-vous mangé en famille ? » Les réponses possibles étaient : « jamais », « 1-2 fois », « 3-4 fois », « 5-6 fois », « 7 fois » et « plus de 7 fois ».

Les résultats montrent que les adolescents mangeant 1 fois ou plus par semaine en famille par semaine ont un risque de surpoids ou d’obésité divisé par 2 environ à l’âge adulte comparés à ceux qui ne mangent jamais en famille. Le bénéfice apparaît dès  1 ou 2 repas par semaine pris en famille et les résultats ne montrent pas de bénéfice supplémentaire clair pour 3 repas en famille ou plus.

Trois hypothèses cumulables sont avancées pour l’expliquer. Premièrement, les repas servis en famille sont peut-être plus « sains ». Deuxièmement, les repas en famille sont propices aux échanges et contribuent peut-être au sentiment de soutien et de sécurité de l’adolescent, ce qui retentirait sur son comportement alimentaire. Troisièmement, le repas en famille serait un moment de transmission du modèle alimentaire des parents à l’adolescent.

Cette étude plaide clairement en faveur de la préservation du repas familial à table et donc d’un modèle alimentaire que l’on pourrait qualifier de « traditionnel ». Un à deux repas par semaine en famille suffisant à l’apparition d’un bénéfice notable, cela laisse toutefois de la latitude aux parents gênés par leurs horaires de travail par exemple.

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