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Études Nutriments

Qu’elle soit fractionnée en 3 ou 6 prises, une alimentation hyperprotéinée satisfait mieux la satiété qu’une alimentation normo protidique

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 16 août 2011 / Date de mise à jour : 27 janvier 2017

Qu’elle soit fractionnée en 3 ou 6 prises, une alimentation hyperprotéinée satisfait mieux la satiété qu’une alimentation normo protidique


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Heater J Leidy, Minghua Tang, Cheryl L H Armstrong et al. (2011) The Effects of Consuming Frequent, Higher protein Meals on Apetite and Satiety During Weight Loss in Overweight/Obese Men, Obesity; 19(4):818-824.

Chez les hommes cherchant à perdre du poids, une alimentation hypocalorique hyperprotéinée améliore la satiété comparée à une alimentation normo protidique. En revanche, le fractionnement de l’alimentation en 3 ou 6 repas ne fait pas de différence.

Une étude longitudinale de 12 semaines portant sur des hommes obèses a comparé les effets sur le poids, la composition corporelle et la faim de deux types d’alimentation restreinte en énergie, normo protidique et hyperprotidique. Un sous-groupe a complété un protocole complémentaire pour distinguer les différences éventuelles entre une alimentation en 3 prises et une alimentation en 6 prises.

Ce sous-groupe comprenait 27 hommes de 21 ans ou plus, en surpoids ou obèses, soumis à un régime hypocalorique d’environ 2290 Kcal/j (calculé à partir du métabolisme basal moins 750 kcal).
13 suivaient d’entre eux suivaient le régime hyperprotéiné (1,4g de protéines/kg, 25% de protéines, 49% de glucides et 26% de lipides) tandis que les 14 autres suivaient le régime normo protidique (0,8g de protéines/kg, 14% de protéines, 60% de glucides et 26% de lipides).
Durant 2 semaines, pendant 3 jours, par tirage au sort, ils étaient répartis en quatre groupes : normo protidique en 3 prises alimentaires, normo protidique en 6 prises alimentaires, hyperprotéiné en 3 prises et hyperprotéiné en 6 prises. Le 3ème jour, toutes les heures les participants reportaient leurs sensations sur une échelle visuelle analogique qui évaluait la sensation de plénitude, le désir de manger et les pensées liées à l’alimentation.

Les pensées liées à l’alimentation étaient moins importantes tout au long de la journée chez les hommes soumis à une alimentation hyperprotéinée, leur désir de manger tard le soir  était aussi plus faible que celui des hommes soumis à une alimentation normo protidique. Cela suggère qu’une alimentation hyperprotidique pourrait diminuer le grignotage le soir ou dans la nuit. Par ailleurs, la sensation de « plénitude » du groupe hyperprotéiné était supérieure à celle du groupe normo protidique.

La répartition des prises alimentaires en 3 ou 6 repas n’a pas montré de différence significative. Le soir, la « plénitude » était même plus importante avec un fractionnement en 3 prises.

Les auteurs notent bien que les différences entre les régimes pourraient être attribuées à leurs différentes teneurs en glucides mais une étude de Weigle et al. parue en 2005 dans American Journal of Clinical Nutrition donne les mêmes résultats en comparant des régimes hyperprotéinés à des régimes normo protidiques à teneur constante en glucides.

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