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Études Pathologies

Sarcopénie : la prévention est possible et à portée de tout soignant

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 09 mai 2016 / Date de mise à jour : 08 août 2019

Sarcopénie : la prévention est possible et à portée de tout soignant


Lecture
Zen

Une stratégie bien conduite associant activité physique + protéines de haute qualité nutritionnelle permet de maintenir voire améliorer la masse et la fonction musculaires chez le senior.

D’après la communication du Dr Lex Verdijk (Université de Maastricht, Pays bas) lors du symposium « « Prévention de la sarcopénie : un état de la science »   présenté dans le cadre du Congrès mondial de l’Ostéoporose et des maladies ostéo-articulaires (WCO-IOF-ESCEO, 14-17 avril)
Préserver la masse musculaire au cours du vieillissement pour éviter perte d’autonomie et fragilité est un objectif primordial de santé publique.   L’avance en âge s’accompagne d’altérations du métabolisme des protéines corporelles, qu’il est possible  de contrecarrer en agissant sur les 2 principaux stimuli de l’anabolisme protéique : l’activité physique et la consommation de protéines.

L’activité physique :

  • Quelle activité ?

Des exercices physiques, surtout en charge  en résistance (haltères, élastiques…).

Toute activité est profitable mais ce type d’exercice, pratiqué de façon progressive et adaptée, améliore significativement la force musculaire et les capacités physiques avec des effets bénéfiques nets pour les activités de la vie quotidienne comme la vitesse de marche ou la facilité à se  lever d’une chaise.

  • A quelle fréquence ?

2 à 3 séances hebdomadaires de 30 minutes.

Les protéines

  • Combien ?
Un peu plus que chez le jeune adulte, soit 1,2-1,5 g/kg de poids/jour.
En effet avec l’avance en âge on observe une résistance anabolique à l’effet du repas, si bien que la quantité de protéines nécessaires pour déclencher la synthèse protéique est plus élevée, d’où un  besoin protéique supérieur.

  • Lesquelles ?

Des protéines de bonne qualité, incluant des protéines d’absorption rapide et riches en leucine, un acide aminé qui stimule la synthèse protéique.

A ce titre les protéines laitières sont les plus intéressantes car elles combinent des protéines d’absorption rapide qui induisent un pic élevé et précoce d’acides aminés dans le sang (=les protéines du lactosérum, qui ont aussi l’avantage d’être les protéines les plus riches en leucine) et des protéines lentes (=les caséines).

  • Quand ?

2 schémas ont montré leur efficacité mais n’ont pas encore été comparés :

  • Charge protéique  (70 à 80%) sur l’un des principaux repas  ou
  • Répartition équilibrée avec 25-30g aux repas principaux,  sans doute  plus faisable en pratique.
Dans tous les cas, il faut prévoir un apport protéique après la séance d’activité physique pour en potentialiser l’effet.

La stratégie la plus efficace : une combinaison protéines laitières + exercice physique.

Comme le montre un essai d’intervention chez des sujets de 70 ans en moyenne comparant l’effet, sur la synthèse protéique, de protéines du lactosérum et de soja, à raison de 20 ou 40g, après une séance d’exercice. L’effet du soja est supérieur à celui du témoin (sans protéines) mais très inférieur à celui du lactosérum, quelle que soit la quantité.

 

D’après Yang Y et al. Nutrition & Metabolism 2012, 9:57.

Le muscle reste donc sensible à l’effet anabolique du repas et de l’exercice physique tout au long de la vie ; on peut prévenir la sarcopénie  chez le sujet âgé à condition de proposer des stratégies spécifiquement adaptées.

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