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Études Populations

Snacking : effets sur la santé humaine

Temps de lecture : 2 minutes

Date de publication : 29 juillet 2019 / Date de mise à jour : 01 août 2019

Snacking : effets sur la santé humaine


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MARANGONI, F. MARTINI, D. SCAGLIONI, S. « et col. » Snacking in nutrition and health. International Journal of Food Science and Nutrition, 2019, doi: 10.1080/09637486.2019.1595543.

L’augmentation du nombre de prises alimentaires quotidiennes, si elle est contrôlée, peut être bénéfique pour la qualité de l’alimentation, la gestion de la faim, le métabolisme ou encore le poids corporel.

Le snacking, que l’on définit le plus souvent comme des prises alimentaires en dehors des trois repas principaux, est souvent perçu négativement, comme une opportunité de consommer des aliments gras et sucrés pouvant mener à un excès d’énergie ingérée et favoriser la prise de poids. Une revue de littérature a examiné l’état des connaissances scientifiques sur les potentiels bénéfices d’avoir des prises alimentaires de type snacking, en dehors des trois principaux repas quotidiens.

Les résultats mettent en évidence cinq bénéfices potentiels d’inclure dans sa routine alimentaire un ou deux épisodes de type snacking en milieu de matinée et/ou en milieu d’après-midi, en plus des trois repas principaux :

  1. Sur la qualité de l’alimentation : la collation du matin et le goûter de l’après-midi peuvent contribuer, en particulier chez les enfants, à atteindre les recommandations nutritionnelles concernant certains types d’aliments comme les fruits ou les produits laitiers.
  2. Sur la gestion de l’appétit : les prises alimentaires hors repas, si elles sont bien choisies et consommées en pleine conscience, peuvent aider à mieux contrôler sa faim et à prévenir la surconsommation au moment des repas.
  3. Sur le métabolisme : un mode alimentaire incluant 4 ou 5 prises par jour, comparativement à un modèle à 2 ou 3 repas quotidiens plus abondants, induit des profils hormonaux particuliers (par exemple une diminution des pics d’insuline) pouvant présenter des bénéfices métaboliques.
  4. Sur le poids corporel : même si les mécanismes restent à élucider et si des données contradictoires existent, de nombreuses études épidémiologiques mettent en évidence un effet protecteur de l’augmentation de la fréquence des prises alimentaires sur le poids corporel.
  5. Sur la gestion du stress : la consommation d’aliments réconfortants, nutritionnellement non optimale, dans le cadre d’un snacking de milieu d’après-midi, peut avoir des effets psychologiques bénéfiques, en particulier sur le stress. Elle n’est donc pas à bannir si elle est compensée par une baisse de la prise énergétique sur le reste de la journée.

En conclusion, les prises alimentaires hors repas peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé si elles sont bien contrôlées en termes d’horaires de consommation et de contenus nutritionnels. Les populations spécifiques, telles que les enfants, les personnes âgées ou encore les sportifs, peuvent particulièrement tirer profit d’une augmentation du nombre de prises alimentaires quotidiennes.

 

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