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Études Pathologies

Temps passé au travail et risque d’obésité

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 30 mars 2020

Temps passé au travail et risque d’obésité


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DOERRMANN, C. OANCEA, SC. & SELYA, A. The association between hours spent at work and obesity status: results from NHANES 2015 to 2016. American Journal of Health Promotion, 2020, doi: 10.1177/0890117119897189.

Une étude américaine met en évidence que les personnes qui travaillent 40 heures, ou plus, par semaine présentent un risque augmenté d’être en situation d’obésité.

L’enquête NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) est une enquête transversale, représentative de la population des Etats-Unis, qui est réalisée chaque année pour étudier les liens entre l’état de santé et les facteurs comportementaux et environnementaux. Les données de 2 581 adultes de plus de 25 ans, issues de l’enquête NHANES 2015-2016, ont été utilisées afin de déterminer s’il existe une association entre le nombre d’heures hebdomadaires passées au travail et l’obésité.

L’âge médian des personnes de l’échantillon était de 44 ans et le temps médian passé au travail était de 40 heures par semaine. Après ajustement sur les principaux facteurs confondants (âge, sexe, origine raciale, niveau d’études, revenus annuels et activité physique de loisir), il apparaît que, comparativement aux personnes travaillant moins de 40 heures par semaine, celles qui travaillent exactement 40 heures (rapport des cotes ou odds ratio OR = 1,403 ; IC95% = [1,03 ; 1,85]) et celles travaillant plus de 40 heures par semaine (OR = 1,409 ; IC95% = [1,03 ; 1,93]) présentent un risque augmenté d’être en situation d’obésité (IMC ≥ 30 kg/m²).

 Les hypothèses émises par les auteurs pour expliquer l’augmentation de l’obésité chez les personnes passant plus de temps au travail sont :

  • l’augmentation du nombre d’heures hebdomadaires de sédentarité, car les heures passées à travailler génèrent de moins en moins de dépenses caloriques ;
  • le remplacement de la consommation de repas « faits maison » par la consommation de repas en fast-food ou de repas constitués d’aliments transformés, susceptibles d’augmenter la consommation calorique.

En conclusion, cette étude met en évidence que l’augmentation du temps passé à travailler est associée à une élévation du risque de présenter une obésité. Les auteurs mettent en avant l’importance de confirmer ce lien par la mise en place d’études longitudinales.

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