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Études Aliments

Une alimentation bonne pour la santé est-elle vraiment bonne pour la planète ?

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 26 avril 2013 / Date de mise à jour : 09 janvier 2017

Une alimentation bonne pour la santé est-elle vraiment bonne pour la planète ?


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Une alimentation saine n’est pas forcément associée avec une faible émission de gaz à effet de serre.

Vieux F, Soler LG, Touazi D, Darmon N (2013). High nutritional quality is not associated with low greenhouse gas emissions in self-selected diets of French adults. Am J Clin Nutr doi: 10.3945/ajcn.112.035105.

Une alimentation saine n’est pas forcément associée avec une faible émission de gaz à effet de serre.Dans les pays en voie de développement, 15 à 20 % de l’émission de gaz à effet de serre (GES) provient du secteur alimentaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact des habitudes alimentaires des Français sur l’émission de GES, en fonction de la qualité nutritionnelle.
Les données alimentaires utilisées sont celles de l’étude INCA 2 réalisée par l’Afssa en 2006-2007, auprès d’un échantillon représentatif de la population française adultes (n=1918 ; 776 hommes et 1142 femmes).

Une alimentation de bonne qualité nutritionnelle (entres autres, riche en produits d’origine végétale, en protéines, fibres, calcium, potassium, fer, magnésium, zinc, cuivre, iode et sélénium) est associée positivement aux émissions de GES. Au contraire, une alimentation de faible densité nutritionnelle, riche en sucres simples, gras et sodium génère moins de GES. Ceci s’explique notamment par la facilité de transport et de stockage (peu de pertes) des produits salés et sucrés.

Le résultat de cette étude va aussi à l’encontre de l’équation simple généralement proposée selon laquelle : moins de produits animaux et plus de produits végétaux = moins de GES. A qualité nutritionnelle égale, ce n’est pas toujours vérifié.

Enfin, cette étude montre que la réduction des GES liée à l’alimentation et la préservation d’une bonne qualité nutritionnelle peut soulever de véritables défis nutritionnels et qu’il faut aller au-delà des discours simplistes, pour ne pas prendre de mauvaises orientations préjudiciables pour l’environnement ou la santé humaine.

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