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Études Aliments

Végétariens : plus de protéines ou des protéines de meilleure qualité ?

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 24 janvier 2011 / Date de mise à jour : 02 août 2019

Végétariens : plus de protéines ou des protéines de meilleure qualité ?


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Le besoin protéique pourrait ne pas être couvert chez les végétariens qui ne consomment pas assez de protéines animales.

Kniskern MA and Johnston CS. Protein dietary reference intakes may be inadequate for vegetarians if low amounts of animal protein are consumed. Nutrition 2011, doi:10.1016/j.nut.2010.08.024

Le besoin protéique pourrait ne pas être couvert chez les végétariens qui ne consomment pas assez de protéines animales. Aux Etats Unis, les recommandations nutritionnelles pour les végétariens tiennent compte de la plus faible biodisponibilité de certains nutriments et préconisent des ajustements pour le fer, le zinc et le calcium. Mais les recommandations en protéines ne sont pas modifiées. Pourtant le besoin protéique dépend à la fois de la quantité et de la qualité des protéines consommées. Or les protéines végétales sont moins riches en acides aminés indispensables et leur efficacité est moindre que celle des protéines animales. A titre d’exemple, le PDCAAS (protein digestibility corrected amino acid score, marqueur de l’efficacité et de la qualité des protéines) est de 42% pour le blé  et de 100% pour la poudre de lait.
Dans cette étude, la qualité de la ration protéique a été évaluée par le score de digestibilité et le PDCAAS chez 22 jeunes femmes végétariennes ayant rempli un questionnaire alimentaire très précis. Le score de digestibilité pour l’ensemble de la ration protéique n’est que de 82% en moyenne, et le PDCAAS de 80%, ce qui suggère que le besoin protéique des végétariens n’est pas couvert de façon optimale. Ceci s’explique par la faible consommation de protéines animales chez ces femmes, seulement 21% des protéines totales (alors que l’on estime que cette proportion est habituellement de 45 à 50% chez les végétariens). Ainsi lorsque les apports en protéines animales sont insuffisants, le besoin protéique augmenterait, passant selon les auteurs de 0,8g à 1 g/kg de poids /j.
Ces résultats méritent d’être confirmés car ils ne portent que sur un petit nombre de femmes jeunes. Mais ils attirent l’attention, car cette inadéquation peut poser problème à long terme, en particulier chez les seniors, puisque l’on connait le rôle essentiel des protéines pour la préservation de la masse osseuse et du capital musculaire. Si l’on est végétarien, peut-être faut-il manger plus de protéines ou bien  consommer assez de protéines animales sous forme de produits laitiers et d’œufs.

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