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Études Populations

Végétarisme et aliments ultra-transformés

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 14 septembre 2020

Végétarisme et aliments ultra-transformés


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GEHRING, J. TOUVIER, M. BAUDRY, J. « et col. » Consumption of ultra-processed foods by pesco-vegetarians, vegetarians, and vegans: associations with duration and age at diet initiation. The Journal of Nutrition, 2020, nxaa196, doi: 10.1093/jn/nxaa196.

Les personnes qui suivent un régime végétarien ou végétalien présentent, dans leurs apports énergétiques totaux, une part plus élevée issue des aliments ultra-transformés, comparativement à celles ayant un régime omnivore.

Avec l’augmentation du nombre de végétariens et de végétaliens, l’offre alimentaire adaptée à ce type de régimes croît également. En particulier, de nombreux aliments ultra-transformés à base de plantes (tofu, saucisses et galettes végétales, boissons à base de soja) sont proposés par l’industrie pour substituer aux produits d’origine animale. Une équipe de recherche française a utilisé les données de l’étude NutriNet-Santé pour réaliser une étude transversale comparant, chez 254 végétaliens, 500 végétariens, 646 pesco-végétariens et 19 812 personnes suivant un régime omnivore, la contribution des aliments ultra-transformés dans les apports énergétiques totaux.

Les résultats mettent en évidence que la part d’énergie apportée par les aliments ultra-transformés est significativement plus élevée chez les végétaliens (39,5 %) et chez les végétariens (37,0 %) que chez les omnivores (33,0 %) et les pesco-végétariens (32,5 %). Cette différence s’explique principalement par des consommations élevées de substituts de viandes et de produits laitiers chez les végétariens et les végétaliens (cf. figure 1).

 

Végétarisme et aliments ultra-transformés

Des analyses complémentaires montrent que, parmi les personnes qui suivent un des trois types de régimes (végétarien, végétalien ou pesco-végétarien), celles ayant initié ce régime plus récemment et celles l’ayant débuté à un plus jeune âge, sont les plus susceptibles de consommer des quantités élevées d’aliments ultra-transformés.

En conclusion, les auteurs alertent sur le fait que les régimes végétariens ne présentent pas forcément tous des aspects bénéfiques pour la santé. Les consommations élevées d’aliments ultra-transformés associées aux régimes végétaliens et végétariens peuvent en effet avoir des conséquences adverses sur la qualité de ces régimes.

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