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Références nutritionnelles pendant la grossesse et l’allaitement

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Publié le 02/11/2021
Publié le 02/11/2021
Temps de lecture : 6 minutes

Le besoin énergétique journalier moyen, doit augmenter, par rapport à celui d’avant la grossesse de :

  • 70 kcal au premier trimestre
  • 260 kcal au second trimestre
  • 500 kcal au troisième trimestre ou pendant l’allaitement.

Une surveillance régulière de la prise de poids permet de détecter rapidement une insuffisance ou un excès d’apport énergétique.

Références Nutritionnelles en protéines, lipides, glucides et fibres

Protéines

Seul le besoin protéique est modifié (surtout à partir du 3e trimestre) pour répondre à la consommation supplémentaire en ce nutriment pour la croissance fœtale et l’allaitement.

Glucides et lipides

Sur le plan qualitatif, les recommandations concernant les lipides et les glucides sont identiques à celles de l’adulte.

Un apport suffisant en oméga-3 est particulièrement important pour les développements cognitif et moteur normaux de l’enfant.

Fibres et eau

L’apport satisfaisant en fibres doit être compris entre 25 et 30 g par jour.

Le besoin hydrique est augmenté. Les recommandations quotidiennes sont de 2,3 litres pendant la grossesse pour permettre la synthèse de nouveaux tissus, du liquide amniotique et le développement du volume sanguin et 2,7 litres pendant l’allaitement pour permettre la production de lait. Environ 1 litre est fourni par les aliments, le reste doit provenir des boissons (l’alcool étant strictement déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement).

En principe, la couverture des besoins en fibres et en eau doit éviter la constipation fréquente chez cette population.

Références Nutritionnelles En vitamines

Les références nutritionnelles augmentent pendant la grossesse par rapport à la femme adulte non enceinte pour un certain nombre de vitamines. Cette élévation des besoins est souvent encore plus importante pendant l’allaitement.

L’augmentation des apports vitaminiques doit avoir lieu dès le début de la gestation et même parfois avant (cas de la B9) pour que la femme commence sa grossesse avec un statut vitaminique optimal.

Bien que l’augmentation des besoins en certaines vitamines est importante pendant ces périodes, des apports excessifs doivent cependant être évités notamment quand une limite supérieure de sécurité a été précisée. C’est par exemple le cas pour la vitamine A où un apport excessif est associé à des malformations congénitales.

*dès l’arrêt de la contraception

La référence nutritionnelle actualisée pour la choline est de 480 mg/jour pour la femme enceinte et de 520 mg/jour pour la femme qui allaite.

Références Nutritionnelles en minéraux et oligo-éléments

Risques nutritionnels pendant la grossesse ou l’allaitement
 
L’insuffisance en certains nutriments peut exposer la mère ou l’enfant à des dangers spécifiques :
– L’augmentation du risque de pré-éclampsie, de prématurité ou de petit poids de naissance pour la vitamine D,
– Un risque accru d’hypertension pour le calcium,
– Des altérations plus ou moins sévères du développement intellectuel de l’enfant pour l’iode.
 
D’autres molécules doivent au contraire être limitées :
– Les phyto-œstrogènes susceptibles d’augmenter le risque de cancer du testicule ou du sein,
– Les phytostérols (ou phytostanols) induisant une baisse de l’absorption du β-carotène,
– La caféine pouvant favoriser un retard de croissance du fœtus,
– Les métaux lourds potentiellement toxiques pour le développement du système nerveux central du fœtus.

ANSES, Rapport d’expertise collective « Actualisation des repères du PNNS : élaboration des références nutritionnelles » (2016)

ANSES, Rapport d’expertise collective « Repères alimentaires pour les populations spécifiques » (2019)

ANSES, Rapport d’expertise collective « Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux » (2021)


 

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