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Régime d’éviction : l’impact est précoce

Brèves scientifiques
Publié le 14/03/2016
Modifié le 14/05/2021
Modifié le 14/05/2021
Temps de lecture : 2 minutes

L’éviction d’un aliment lors de la petite enfance modifie le comportement alimentaire (CA) plus tard dans l’enfance, après sa réintroduction.

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L’éviction d’un aliment lors de la petite enfance modifie le comportement alimentaire (CA) plus tard dans l’enfance, après sa réintroduction.
C’est ce que montre cette étude anglaise comparant les comportements alimentaires de deux groupes d’enfants de 11,5 ans en moyenne et suivis depuis la naissance :

  • un groupe « éviction » ayant exclu le lait de vache et parfois d’autres aliments,
  • un groupe « contrôle » ayant reçu une alimentation variée et adaptée à l’âge sans aucune éviction.

Les parents ont évalué quatre aspects du CA : le plaisir à manger, la réaction aux aliments, le fait de « chipoter » et la lenteur d’ingestion ; la combinaison des trois derniers définissant un CA d’évitement.
Les enfants du groupe « éviction » se distinguent des autres par leur lenteur d’ingestion et leur CA d’évitement (figure).

En outre, ces enfants aiment moins certains aliments dérivés du lait : beurre,crème, chocolat, lait entier et crèmes glacées pourtant généralement appréciés. L’exclusion du lait de vache pendant la petite enfance a des répercussions à long terme sur le comportement et les préférences alimentaires.

Maslin K, et al. Pediatr Allergy Immunol 2016 doi: 10.1111/pai.12513.