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Études Pathologies

Les migrants turcs et marocains ont un taux de surpoids et de diabète élevé

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Date de publication : 21 février 2012 / Date de mise à jour : 13 janvier 2017

Les migrants turcs et marocains ont un taux de surpoids et de diabète élevé


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Dans les années 60 et 70, la Suède, l’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la Belgique et la France ont bénéficié d’une forte émigration de travailleurs turcs et marocains. Ces populations constituent des minorités importantes auxquelles peu d’études ont été consacrées.

Ujcic-Voortman J K,  Baan C A, Seidell J C et col. (2012) Obesity and cardiovascular disease risk among Turkish and Moroccan migrants groups in Europe: a systematic review, Obesity reviews; 13:2-16.

Dans les années 60 et 70, la Suède, l’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la Belgique et la France ont bénéficié d’une forte émigration de travailleurs turcs et marocains. Ces populations constituent des minorités importantes auxquelles peu d’études ont été consacrées.Cet article est une revue détaillée de 29 publications, pour la plupart scandinaves, sur la prévalence des maladies cardiovasculaires et du surpoids dans ces populations.

A cause du trop faible nombre d’études et de leurs résultats parfois divergents, il n’est pas possible de tirer de conclusion concernant les maladies cardiovasculaires dans les populations d’origine turque et marocaine.

En revanche, il est possible de conclure à une prévalence relativement élevée de l’obésité et du diabète chez les migrants turcs et marocains par rapport au reste de la population de leur pays d’accueil. Dans la population d’origine turque, il semble également que le niveau de cholestérol HDL soit défavorable.

La difficulté d’évaluer les risques chez les migrants peut avoir plusieurs causes : le petit nombre de participants, la diversité des méthodologies, la barrière culturelle et linguistique, les origines diverses des migrants eux-mêmes (qui appartiennent à des groupes ethniques différents) et la diversité des styles de vie dans les pays d’émigration. De plus, à un âge avancé, de nombreux émigrés retournent dans leur pays d’origine ce qui rend difficile le suivi des causes de mortalité.

Les auteurs appellent à plus d’enquêtes sur ces disparités pour des stratégies de prévention de l’obésité plus efficaces.

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