Vous lisez : Boire du lait pour garantir la couverture des besoins en iode
Études Aliments

Boire du lait pour garantir la couverture des besoins en iode

Temps de lecture : 1 minute

Date de publication : 02 mai 2011 / Date de mise à jour : 24 août 2016

Boire du lait pour garantir la couverture des besoins en iode


Lecture
Zen
Federico Soriguer, Carolina Gutierrez-Repiso, Stella Gonzalez-Romero and al. (2011) Iodine concentration in cow’s milk and its relation with urinary iodine concentrations in the population, Clinical Nutrition; 30(1):44-48.

Le lait de vache est une bonne source d’iode. Les auteurs de l’article proposent de standardiser le lait en iode à une teneur comprise entre 200 et 300µg/L pour mieux couvrir les besoins de la population.

Un déficit en iode, même léger, peut avoir des répercussions sur la fonction cognitive et les performances scolaires chez les enfants. D’où l’intérêt de rechercher de bons vecteurs d’iode dans l’alimentation.

Dans un premier temps, cette étude a mesuré les teneurs en iode de 362 échantillons de lait de 45 marques commerciales différentes de 8 régions différentes d’Espagne. La teneur moyenne en iode du lait était de 259 µg/L (avec parfois de grandes différences puisque le minimum était de 79 µg/L et le maximum de 490 µg/L).

Dans un second temps, elle a analysé les résultats de 3 études épidémiologiques mettant en rapport la consommation d’aliments sources d’iode et la concentration urinaire d’iode. Les 3 études utilisaient un questionnaire de fréquence de consommation des sources d’iode (sel iodé, lait, produits laitiers, poisson et œufs) et mesuraient les concentrations urinaires d’iode.

L’étude Axarquia (1997-1998) a suivi 757 écoliers de 4 à 16 ans. La probabilité d’une faible concentration urinaire d’iode (<100µg/L) marqueur d’un déficit d’apport était inversement associée à la fréquence de consommation du lait.
L’étude Jaen (2001-2002) a suivi 1205 écoliers de 4 à 16 ans. La concentration urinaire d’iode des enfants consommant au moins 3 produits laitiers par jour était significativement supérieure à celle des autres (P< 0,001).
L’étude Pizzara (1996 -1998) a suivi 1051 adultes de 18 à 61 ans. Les personnes consommant du lait au moins une fois par jour avaient une concentration urinaire d’iode significativement supérieure à celle des autres (P< 0,040).

Les 3 études montrent donc que le lait est un vecteur essentiel d’iode.

odio Praesent dolor in dictum fringilla mi,